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mardi, 30 novembre 2010 01:00

Manque de gars?

De plus en plus, l’échec scolaire est une partie intégrante du système scolaire. Les garçons semblent être ceux qui décrochent plus facilement et sont d'ailleurs plus nombreux au fil des ans. Pourquoi? Souvent, les types de difficultés liées aux garçons semblent tomber dans l’oubli.  Le réseau scolaire manque cruellement de profs masculins. Les chiffres du ministère de l'Éducation indiquent qu’en 2009-2010, il n'y avait que 22,3 % d'hommes qui enseignaient dans les écoles du Québec, comparativement à 30,4 % en 1990. Au primaire, les profs masculins ne représentent que 12,9 %. Au secondaire, ils ont été majoritaires jusqu'en 1997, et leur nombre ne cesse de diminuer depuis.

Puisque l'école semble rester « un monde de filles », les valeurs qui y sont véhiculées ne collent pas toujours à celles des garçons. Souvent, il est constaté que les garçons perdent de l'intérêt pour l'école dès la quatrième année. À cet âge-là, les garçons se rendent compte que l'école n'est pas nécessairement faite pour eux et qu'ils ne semblent rien comprendre aux valeurs véhiculées à l'école.
Il faut savoir que les garçons ont en général un grand besoin de bouger et de courir. Pourtant, certains continuent de couper les récréations l'après-midi et l’on n'utilise pas assez l'activité physique pour tenter de rendre l'école intéressante et agréable aux garçons. Il faudrait diversifier davantage les approches pédagogiques ou d’enseignement afin de cibler aussi leurs intérêts masculins, si on peut dire.
En fin de compte, le réseau scolaire gagnerait à détenir davantage d'hommes dans leurs écoles. Souvent, parmi les finissants universitaires en éducation, l’on trouve seulement quatre gars sur 225 étudiants. L’enseignement demande une grande passion et le choix pour ces hommes ne s’arrête pas sur le fait de devenir enseignant.
Il faut avoir des mesures afin de faire une plus grande place aux hommes. À compétence égale, on devrait privilégier les garçons dans le milieu éducatif. Pour s’intéresser à la réussite des garçons, il faut aussi trouver une bonne façon d'attirer davantage d'hommes dans les écoles du Québec. C'est la seule façon d'inverser la tendance qui est sous-représentée. Les universités devraient se concentrer à recruter des hommes en enseignement. Cela ne veut pas dire néanmoins qu’il y a un lien entre la réussite scolaire des garçons et une plus grande présence d'hommes en enseignement. Mais bien entendu, parfois, un homme dans l’enseignement apporte une autre dynamique, une autre façon ou approche différente dans l’enseignement et ces hommes enseignants peuvent devenir de grands modèles pour les enfants en difficulté ou ces garçons présentant des problématiques particulières, qui sont issus de familles monoparentales ou ayant des pères absents. Les hommes en enseignement ont aussi un rôle à jouer et ces garçons s’identifient à ces modèles signifiants masculins. C’est un point de vue discutable et personnel.
Inspiré : Le Soleil
Marie-Josée Lépine
www.millemerveilles.com