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05-05-2005 00:00
Au début du XXe siècle, les villageois effectuent leurs achats au magasin général. Ils y trouvent tout ce qu’ils ont besoin, allant de l’épicerie, aux matériaux de construction, tissus, chaussures, huile à chauffage, etc. Le magasin général est aussi un lieu de socialisation où les gens viennent échanger leurs opinions et les derniers ragots du village. Wilfrid Bessette posséde un magasin général très populaire à la paroisse Notre-Dame-de-Bonsecours, à Richelieu.Quand le bâtiment est incendié en 1912, M. Bessette en reconstruit vite un autre avec deux étages, cette fois. La Banque d’Hochelaga et le bureau de poste se retrouvent aussi à l’intérieur du magasin. Bessette y installe également la seule pompe à essence du village où on ne pouvait pomper qu’un gallon à la fois. En 1924, M. Bessette vend son magasin à Henri Archambault, originaire de Farnham. La famille s’installe dans une grande maison qui comporte douze pièces, attenante au magasin. Comme ils sont sur place, il n’y a pas d’heures d’ouverture ou de fermeture puisque le dernier client ferme le magasin. Le lundi, la famille Archambault se rend en auto à Montréal pour faire les achats. Pendant l’hiver, on remise la voiture et Mme Archambault fait les courses seule, en train. Ses achats sont par la suite expédiés par train et on va les quérir chaque matin. Le mardi, un commis visite les clients de la campagne et prend leurs commandes, qu’il viendra leur livrer le jeudi suivant. Les propriétaires de magasin font aussi crédit à leurs clients et le magasin H. Archambault n’y fait pas exception. Jusqu’en 1932, date à laquelle la chaîne Victoria Independant s’installe au Québec, M. Archambault aura en crédit quelques milliers de dollars. Sur les conseils de la chaîne, il cesse de faire crédit à ses clients. En 1966, Laurent Archambault vend le magasin de son père à M. Guérin qui fera faillite un plus tard, marquant la fin d’une époque. Par Marie-Claude Dauray Source : SHSC
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