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Chronique Humeur - Les couteaux volent bas chez les libéraux
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05-09-2008 00:00
Pauvre Stéphane Dion. Le gars n’est même pas encore en campagne électorale qu’il se fait déjà fustiger. Le pire, c’est que les attaques ne viennent pas des autres partis, mais d’en dessous, de côté et surtout, de derrière. C’est mauvais pour le parti. Très mauvais. Et ça sent la soupe chaude au PLC. Si chaude que bientôt personne ne voudra plus y toucher, de peur de s’ébouillanter. Cette semaine, une source libérale bien au fait des préparations des troupes n’est pas passé par quatre chemins : « Au Québec, c’est simple, c’est le désastre ». Une autre source à l’intérieur du parti abondait dans le même sens : « À l’extérieur de nos bastions montréalais, c’est le désert pour nous. En matière de préparation, sur une échelle de 1 à 10, je nous donne à peine un 3 ». Un trois ?! Si j’avais 3/10 dans un examen à la petite école, on pouvait me priver de dessert et de télévision pendant au moins deux semaines ! Un trois, c’est même pas proche de la note de passage. C’est Michael Igantieff qui doit s’arracher les cheveux. J’ai une question à 100 $ pour vous. Qu’est-ce qui a fait le plus mal aux libéraux d’Ottawa, le Scandale des commandites, ou l’élection de Stéphane Dion ? Attendez avant de répondre.Car dans un pays où les actions des politiciens seraient plus déterminantes que leur propre image, la question ne se poserait pas. Pourtant, en cette veille d’une autre assommante campagne canadienne, elle mérite réflexion. On s’en reparle. |