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lundi, 01 mars 2010 19:00

En attente du verdict du présumé fraudeur Sylvain Legault-Langelier

La Chambre de la sécurité financière du Québec (CSF) accélère les procédures pour radier Sylvain Langelier-Legault, un conseiller financier de Saint-Mathias-sur-Richelieu. La décision devrait être connue cette semaine par la population et les présumées victimes du conseiller financier.
L’homme est jugé par le comité de discipline de la Chambre pour des actes de falsifications, de contrefaçons, et d’appropriations de fonds. La décision aussi rapide de la CSF est possible étant donné la gravité des gestes reprochés à M. Langelier-Legault. Ses victimes, au nombre de cinq ou six, étaient des vieillards et des personnes handicapées. Ginette Vigeant, une coiffeuse retraitée de 66 ans fait partie du nombre. Elle aurait confié la prime de décès de son mari ainsi que sa résidence à l’intimé: « Je souhaite qu’il ne dorme plus, comme moi. Ça fait un mois que je n’ai pas fermé l’œil » a affirmé la dame, vendredi dernier lors de l’audience.
Le conseiller financier aurait échangé certains de ses dossiers avec d’autres courtiers au coût de 3 000 dollars, pigés directement dans les comptes de ses clients. De plus, sur une période de 13 ans, il aurait acheté de faux certificats d’obligations et fabriqué des relevés de placement.
Selon l’avocate du comité de discipline, Sylvie Poirier, la preuve contre Langelier-Legault est tellement grave et accablante qu’il faut urgemment le radier. Mais son avocat, Erick Vanchestein, plaide que son client, qui ne s’est pas présenté devant le conseil de discipline, ne représente pas de risques pour le public et qu’il existe toujours la présomption d’innocence.
On apprenait, la semaine dernière, que le conseiller financier, Sylvain Langelier Legault, rattaché au groupe, Sylvain Legault, de St-Mathias-sur-Richelieu, faisait face, à des accusations de malversations financières qui auraient fait plusieurs victimes. Le 27 janvier 2010, l’Autorité des marchés financiers (AMF) suspendait le droit de pratique de M. Langelier-Legault.