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vendredi, 16 septembre 2011 08:22

Olivier Latraverse-Bachand voit grand pour Perfect Équipements

Avoir son entreprise et être son propre patron est un rêve que partagent de nombreux Québécois. À 25 ans seulement, c’est ce qu’a réussi Olivier Latraverse-Bachand, le récent propriétaire de Perfect Équipements inc. de Saint-Mathias-sur-Richelieu, en prenant la relève de son ancien patron. Grâce à ses idées et à son implication au sein de la compagnie, il a pris les rênes d’une entreprise qu’il connaissait déjà, en y mettant toute son énergie, bref, en s’investissant corps et âme.

Seule entreprise experte en conception et fabrication de machine d’ingénierie destinée à la production de chocolats et de friandises au Canada, Perfect Équipements a vu le jour en 1989. Olivier Latraverse-Bachand, étudiant en génie mécanique au collégial, puis à l’université, y a fait ses premières armes par le biais de ses stages et de ses emplois d’été. Lors de son passage, il introduit des logiciels en trois dimensions, et apporte du coup son savoir-faire. Ce qui permet à l’entreprise de croître. Il y voit alors beaucoup de potentiel et songe en même temps à gérer sa propre entreprise. 

Fin prêt à prendre la relève

En août 2009, il sort de l’école, diplôme en main. Ambitieux, il propose à l’ancien propriétaire de Perfect Équipements inc. d’acquérir son commerce. Si le projet avorte, il peut toujours se tourner vers le domaine de l’aéronautique où un emploi l’attend, se dit-il. Cependant, ce n’est pas là son objectif premier. «Je voulais revenir dans la région et œuvrer dans quelque chose de plus petit, où on peut apporter des modifications, et voir rapidement les applications nouvelles tandis que, dans les grandes entreprises, ça peut prendre du temps, beaucoup de temps, avant de voir un changement se produire», nous explique le jeune entrepreneur.

Sans doute, dans l’optique de s’assurer que son entreprise soit éventuellement entre bonnes mains, l’ancien propriétaire lui suggère de faire un essai d’une période d’un an. Olivier Latraverse-Bachand touche alors à tous les aspects de la compagnie: des procédures de fabrication à la comptabilité, en passant par la gestion du personnel. «J’ai redessiné la majorité des modèles standards et conçu des modèles unitaires adaptés aux besoins spécifiques du client», ajoute-t-il.

Finalement, en novembre 2010, il fait le grand saut et devient son propre patron. Son évolution et le sérieux de sa démarche lui valent alors le Prix de la relève pour toute la Montérégie, au Concours québécois en entrepreneuriat. Prix qu’il a reçu le 27 avril dernier. «Je suis heureux, et surtout fier de mes accomplissements, jusqu’à présent.»

Une aide précieuse

Toutefois, le jeune dirigeant n’est pas sans reconnaître qu’il a reçu une aide précieuse de différents milieux. Les intervenants du CLD au Cœur de la Montérégie lui ont présenté divers programmes de subvention, dont celui des Caisses Desjardins, du Centre d’aide aux entreprises de la Haute-Yamaska et du Fonds canadien des jeunes entrepreneurs. Dans le dernier cas, on a exigé qu’il soit mentoré pour une période de deux ans.

Grâce à son oncle, qui œuvre dans le domaine de la recherche et du développement, il fait la connaissance de David Laliberté, comptable et ancien propriétaire de Fibre Design, à Chambly. «Mon oncle croyait que nous étions faits pour nous entendre. Il savait que l’homme gérait bien son commerce. De plus, c’est pratique un comptable quand tu commences en affaires», constate notre interlocuteur.

Mais, au-delà des chiffres, son mentor lui «ouvre les yeux» sur plusieurs aspects d’une compagnie dont, entre autres, la gestion des ressources humaines, l’analyse régulière de la santé financière, les droits et les obligations d’un entrepreneur. S’il lui reste encore une année de mentorat à compléter, Olivier Latraverse-Bachand est loin de le voir comme un fardeau. «J’ai même l’impression qu’il faudrait que ce soit d’une durée de plus de deux ans.»

En route vers l’expansion

En même temps qu’il développe ses habiletés de gestionnaire, le jeune chef d’entreprise regarde en avant, et vise à prendre de l’expansion du côté du sud de la frontière. Sa participation, à la mi-septembre, à Atlantic City au Philadelphia National Candy Gift and Gourmet Show, la plus grande exposition du genre dédiée aux fabricants et détaillants de confiserie aux États-Unis, exposition organisée par le Retail Confectioners Association of Philadelphia, pourrait potentiellement lui permettre d’accéder à un territoire beaucoup plus vaste que celui qu’il occupe présentement.

«Nous travaillons fort pour ouvrir ce marché. Cette exposition est une belle vitrine et c’est là que ça se passe. Nous misons sur la présentation de nos produits et l’accueil de notre clientèle pour arriver à déloger notre compétition, surtout européenne. Nous sommes avantagés par le fait que ces concurrents ont seulement des distributeurs aux États-Unis», note M. Latraverse-Bachand.

Déterminé, proactif et prêt à s’investir pour la réussite de son entreprise, le jeune entrepreneur de Saint-Mathias ne ménage pas ses efforts pour prendre la part importante du marché américain. Il ne serait pas étonnant qu’il y parvienne avec brio. Il possède tous les ingrédients de base et y ajoute un élément de taille: l’énergie de sa jeunesse. «Quand on est jeune, on est prêt à en faire plus et à tout risquer. On bâtit notre avenir», conclut-il.

Source : www.inspiremag.ca