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mercredi, 24 mars 2010 20:00

Sylvain Langelier-Legault finalement radié

La Chambre de la sécurité financière suspend Sylvain Langelier-Legault, de St-Mathias-sur-Richelieu, à titre de conseiller en épargne collective de façon immédiate.

La décision est finalement tombée, vendredi, dans le dossier qui concerne le conseiller financier Sylvain Langelier-Legault. Jugeant que les accusations qui pèsent contre lui sont graves la chambre a sévi.
Il est soupçonné – et a admis – le détournement à des fins personnelles des sommes dépassant 394 000 $. Les cinq ou six présumées victimes sont des personnes âgées et handicapées. M. Langelier-Legault aurait aussi créé de faux relevés de placement et effectué des manœuvres trompeuses.
La décision est imposée en raison de la « nature grave, sérieuse et répétitive » des accusations jusqu’à ce qu’un jugement final soit rendu. Et ce, même si l’homme a pris l’engagement de ne plus exercer sa profession en attendant le jugement.
M. Langelier-Legault aurait déposé des fonds dans un compte bancaire à son nom au lieu d’utiliser un compte en fidéicommis. Ce dernier type de compte doit être utilisé pour gérer l’épargne des investisseurs est la norme dans l’industrie du placement. On ne peut y faire des transactions aussi librement qu’avec un compte bancaire régulier.
L’argent des investisseurs ne servait même pas à effectuer des placements, indique la plainte. M. Langelier-Legault est soupçonné d’avoir effectué des retraits de façon régulière afin de payer des intérêts fictifs. Dans certains cas, les intérêts annuels sur les placements étaient de 9 %.
Selon la décision de la Chambre, les agissements de M. Langelier-Legault ont eu lieu du 17 avril 1996 au 30 septembre 2009.
La plainte a été déposée à la mi-février 2010, après une enquête lancée en janvier. Le document précise que Sylvain Langelier-Legault a admis les faits reprochés lors d’une rencontre le 11 janvier.
Il a déjà été à la tête de Gestion de placement Avenir, une compagnie radiée en 1999. Soulignons que les victimes étaient en attente de cette décision depuis le 25 février dernier, date à laquelle la cause a été entendue par La Chambre de la Sécurité Financière.