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jeudi, 15 novembre 2007 19:00

Le combat perpétuel

On a beaucoup entendu parler de la qualité de la langue écrite chez les jeunes dernièrement. On se demande pourquoi les enfants font autant de fautes. On se demande si on ne devrait pas revenir aux vieilles méthodes d’enseignement, à la grammaire, à la conjugaison et à la dictée. Et pendant que le débat sur la qualité du français refait surface, comme à chaque année lorsque le monde médiatique s’essouffle, on se demande si la qualité de la langue écrite a diminué à ce point depuis les décennies. J’en ai parlé à quelques parents de jeunes enfants et quelques parents de grands enfants. La réponse m’a relativement surpris : les jeunes savent écrire, pas nécessairement mieux qu’avant, mais pas moins bien non plus. Mais là ne sont que quelques témoignages. Ça ne veut pas dire grand-chose. Pas plus que ce que les journaux nationaux veulent bien nous faire croire, en déclarant que la qualité de la langue est exécrable, tout en se basant sur des témoignages, des exemples, qu’ils aillent d’un côté ou de l’autre, rien de bien scientifique. Tout ça amène certains à se demander si le débat sur la qualité de la langue est encore aujourd’hui nécessaire dans notre société ? Je crois qu’il le sera toujours. En Amérique du Nord, nous sommes une poignée de francophones dans une mer d’anglophones. Combinez cela à l’un des plus faibles taux de natalité au monde et on se retrouve dans une situation où les francophones sont voués à l’extinction à long terme en Amérique. C’est un constat pessimiste, mais aussi réaliste si on le place dans une période de temps adéquate à l’idée. Mais alors, que faire pour protéger l’avenir de la langue française, ou du moins ralentir le processus de son extinction ? On doit la débattre, on doit la défendre. Non, ce n’est pas toujours amusant. C’est même parfois redondant. Mais on n’a pas le choix. C’est notre combat collectif perpétuel.
Tout ça amène certains à se demander si le débat sur la qualité de la langue est encore aujourd’hui nécessaire dans notre société ? Je crois qu’il le sera toujours. En Amérique du Nord, nous sommes une poignée de francophones dans une mer d’anglophones. Combinez cela à l’un des plus faibles taux de natalité au monde et on se retrouve dans une situation où les francophones sont voués à l’extinction à long terme en Amérique. C’est un constat pessimiste, mais aussi réaliste si on le place dans une période de temps adéquate à l’idée. Mais alors, que faire pour protéger l’avenir de la langue française, ou du moins ralentir le processus de son extinction ? On doit la débattre, on doit la défendre. Non, ce n’est pas toujours amusant. C’est même parfois redondant. Mais on n’a pas le choix. C’est notre combat collectif perpétuel.Samuel Thibault