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jeudi, 29 avril 2010 20:00

Vive les contes de fées

Ouf, vous auriez dû voir les sourires accrochés sur les visages des clients et employés de chez Tim Horton jeudi matin. Tout le monde se parlait, tout le monde riait. Les hommes avaient tous une galanterie à offrir aux femmes qui elles, échangeaient dans la joie la plus totale, leurs impressions du match de la veille! Les voitures stationnées devant la porte avaient revêtu leurs jolis fanions, bref, la ville était « hockey » comme disait l’ancien slogan des Canadiens de Montréal.

La veille, Jaroslav «le messie » Halak et sa bande, venaient d’envoyer sur les terrains de golf, Ovechkin et son équipe. Ovechqui? s’est même permis d’ironiser un ami Facebook. Tiens, parlons donc de Facebook. Où que vous fussiez sur la planète Terre, mercredi soir, vous saviez que la Sainte Flanelle avait remporté la série. Car même si vous n’avez que dix contacts sur ce réseau social, l’un d’eux s’est certainement permis un jeu de mots des plus inspiré sur Halak et sa victoire.
C’est que présentement, les Québécois vivent deux contes de fées. Le premier, c’est celui de cette équipe classée huitième qui revient de l’arrière dans une série qu’elle perdait 3-1, pour gagner contre les premiers au classement et le méchant Ovechkin qui a osé enneiger le petit porteur de drapeau du Centre Bell et qui ne sait trop quoi faire de cet immense talent dont il a hérité. En plus, le diabolique russe a osé se moquer de notre angélique Slovaque en disant que « Jaro » comme l’appellent ses coéquipiers tremblait devant lui. Voilà ce qui nous amène au deuxième conte, celui du vilain petit canard. Celui d’un mal repêché, bafoué, et méprisé par son organisation qui a toujours traité l’autre gardien comme le premier et lui comme le second. Celui d’un calme, discipliné et travaillant petit canard qui a tranquillement commencé à prendre son envol aux derniers Jeux olympiques. Il avait alors permis à la Slovaquie de terminer au 4e rang du tournoi.
Soudainement, lors de la dernière série, le cygne a déployé grandes ses ailes, démontrant toute l’envergure d’un si bel oiseau. Non, le petit canard ne tremblait plus, il faisait trembler les autres. Il s’est dressé devant son équipe, devant l’autre gardien et devant ses partisans pour montrer de manière magistrale, la route à suivre. Il reste maintenant à savoir ce que ça donne une bagarre entre un signe et un pingouin. Qu’importe l’issus de la prochaine série, le petit Slovaque nous aura montré ce que c’est de croire en soi-même et de briller au firmament du courage!Guylaine Lebel