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jeudi, 19 mars 2009 20:00

Chronique humeur - Le paradis des impertinents

Facebook possède plusieurs visages. Pour certains, le réseau permet les visites les plus banales, les divertissements passagers et les regroupements les plus nobles. Mais pour d’autres, Facebook est beaucoup plus que ça; une vitrine qui comble autant les manques les plus profonds que les besoins les plus superficiels. Une véritable drogue. Car autant les plus ouverts semblent constamment ressentir la nécessité de dévoiler leurs meilleurs clichés photographiques de leur dernière virée, autant les plus curieux ne semblent pas pouvoir s’empêcher d’aller consulter quotidiennement les photos des autres. Il y aussi les beaux imprudents, qui annoncent en grande pompe à leurs 800 « amis », permettez-moi les guillemets, connaissances, relations improvisées et vulgaires inconnus, qu’ils partent une semaine à Cuba de telle date à telle date, alors que juste en bas, ils affichent leurs coordonnées personnelles. Un message clignotant « Venez me dévaliser » avec ça ? Mais mes préférés sont ceux que j’appelle affectueusement les cyber-exhibitionnistes. Vous savez, ceux qui repoussent les limites de l’impertinence.

Ceux qui ressentent le besoin de partager à tous qu’ils viennent de donner à manger à leur chien, qu’ils sont en train de se couper les ongles d’orteils ou, tout simplement, qu’il fait beau dehors. Pourquoi donc ce besoin incessant d’afficher autant de niaiseries au grand jour ? N’est-ce plus suffisant de vivre sans implorer le regard virtuel des autres ? Je ne passerai pas par quatre chemins, mais utiliserai quatre mots : on s’en sacre.