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mardi, 04 mai 2010 20:00

Le présumé meurtrier de Lyne Massicotte veut sa liberté

Alain Perreault, présumé meurtrier de la Chamblyenne Lyne Massicotte, s’est adressé lundi à la Cour supérieure pour obtenir une liberté provisoire en attendant la tenue de son procès.

C’est le 12 mai que le juge Lévesque rendra sa décision dans cette requête.
Celui qui est accusé de meurtre au premier degré est détenu depuis le 13 janvier dernier. À cette date, l’homme de 47 ans avait été arrêté six ans et demi après la disparition de la femme avec qui il avait rendez-vous. Alain Perreault est le dernier à avoir vu Mme Massicotte vivante le 17 juillet 2003. Son corps n’a pas encore été retrouvé.
Des membres de la famille de la victime, dont ses deux enfants, ont assisté à l’audience lundi, réagissant parfois en entendant l’avocate de la poursuite dévoiler des détails sur les derniers moments de la vie de la femme. De leur côté, des parents et amis de Perreault étaient aussi présents à l’audience. Ils voulaient se porter garants si jamais le juge accepte de remettre Perreault en liberté. La poursuite et la défense ne s’entendent pas sur la nécessité ou non de garder Perreault derrière les barreaux pour assurer la sécurité du public, et pour ne pas miner la confiance du public envers l’administration de la justice. Une ordonnance de non-publication interdit aux médias de dévoiler les éléments de preuve qui ont été présentés devant le juge Jacques Lévesque.
On se souvient qu’en juillet 2003, Lyne Massicotte de Chambly clavardait avec l’accusé depuis quelques semaines lorsqu’elle a finalement décidé de se rendre à Québec pour le rencontrer. La voiture de la victime de 43 ans a été retrouvée trois jours plus tard dans la rue Port-Dauphin, près du Château Frontenac et personne n’a jamais revu Lyne Massicotte. Perreault a toujours été le principal suspect, mais il avait toujours nié être lié à la disparition de cette mère de famille. En d’août 2003, il était arrêté par la police de Québec et subissait un interrogatoire serré d’une durée de 14 heures. Malgré tous ces efforts, aucune accusation n’était portée contre lui et il était relâché, faute de preuves. Il a finalement été coincé en janvier dernier, suite à des révélations qu’il aurait faites à un agent double.