On le sait, le dernier mandat du conseil municipal de Chambly aura été marqué par la discorde. La chicane. Les tensions. Cela, en grande partie, parce que le parti du maire sortant n’était pas en majorité au conseil. Le calcul est simple. Un maire en minorité, une majorité sans maire, ajoutez à cela quelques conflits de personnalités et une différence flagrante dans les façons de penser ; voilà un cocktail pour le moins explosif. Avec les résultats qu’on connaît. Le blocage de plusieurs projets par le Parti municipal Chambly – Équipe Bourbonnais, par soucis d’allégeance, quoiqu’ils en disent, et une certaine arrogance du maire Lavoie envers le PMC, quoiqu’il en pense, n’auront pas aidé à améliorer le climat de travail. C’est vrai, personne n’est parfait et tout le monde commet des erreurs. L’idée, c’est que les électeurs décident, dimanche, à quel niveau de gravité se situent ces erreurs. Et surtout, quels projets sont les plus porteurs pour le bien-être des citoyens, pour faire avancer Chambly.

Samuel Thibault
En appuyant un boycottage du sirop d’érable canadien lancé en mai dernier par People for the Ethical Treatment of Animals (PETA), Brigitte Bardot nous prouve une fois de plus que la bêtise n’a pas de limite en ce bas-monde. Selon l’ex-actrice, le « sirop d'érable est un produit tout désigné pour protester contre les positions guerrières du Canada ». Celle-ci ajoute qu’elle continuera à promouvoir ce boycottage « jusqu'à ce que le gouvernement accepte enfin d'interdire l'abattage des phoques sur la banquise ». Le lien entre les produits du phoque et le sirop d’érable est pourtant clair. Ben voyons. Les deux proviennent du même pays. Voilà une raison qui justifie amplement de souhaiter du mal à une industrie acéricole qui a souffert, comme beaucoup d’autres, de la crise économique mondiale. Très intelligent. Mais attention, ce n’est qu’un début.

Samuel Thibault
Je me surprends encore de constater à quel point en l’an 2009, dans une ville comme Chambly, des gens arrivent encore à vouloir se taper sur la gueule pour des raisons de partisannerie politique municipale. Encore cette semaine, ça a brassé à l’assemblée municipale. Une fois de plus. Querelles, disputes, tentatives d’intimidation. Pourtant, les gens qui ont toujours besoin de parler plus fort que les autres ont souvent un manque à gagner côté argumentation. Y aurait comme une corrélation. Mais je ne vous apprends rien en vous disant qu’une voix plus forte ne signifie en rien des idées plus fortes. Ce qui est clair, c’est que des citoyens prennent la politique municipale beaucoup trop à cœur à Chambly. Ils vont trop loin. D’autres ont simplement perdu toute civilité. Et lorsque l’émotion prend le dessus, ces personnes disent des choses qui dépassent leur raison. Du moins, je l’espère. Et j’espère qu’ils se reconnaissent. Et qu’ils réalisent une fois pour toute l’image qu’ils se créent eux-mêmes.

Après son échec d’achat du Club de hockey Canadien, Pierre-Karl Péladeau réussira-t-il l’improbable, ramener une équipe de la LNH à Québec ? Les derniers mois ont laissé place à beaucoup de spéculations quand à la construction d’un nouvel amphithéâtre dans la vieille capitale. Déjà, la province en entier rêve de la renaissance de la rivalité Québec-Montréal. Cela dit, plusieurs questions demeurent en suspens quant à la viabilité de la LNH à Québec. Une nouvelle franchise réussirait-elle à faire salle comble à tous les matchs, en vendant même ses billets les plus chers, ceux à près de 200$ l’unité? Est-ce que la région de Québec compte sur un nombre suffisant d’acheteurs potentiels de loges? Si Québec n’arrivait pas à rentabiliser les Nordiques en 1996,  arriverait-elle aujourd’hui à faire rouler une équipe avec une masse salariale pratiquement deux fois supérieure à cette époque malgré la nouvelle redistribution des revenus? Il est certain que Québec compte suffisamment de partisans de hockey, mais comme disait Claude Brochu, a-t-elle assez de clients? Tout ça sans parler que l’achat d’une équipe telle que les Predators de Nashville, les Coyotes de Phoenix ou le Lightning de Tampa Bay avoisinerait les 250 à 300M$.

On ne se fera pas de cachettes, le nouveau canal V, qui remplace TQS, n’attirera pas les intellectuels. Ni les puristes de la télévision éducative s’il en est une. Non, V n’a rien de Discovery Channel. Loin de là. Mais dans un moment de détente intellectuelle, en soirée, lorsque le hamster a pédalé toute la journée, on peut être agréablement surpris par le divertissement proposé par V. C’est vrai, je ne m’attendais pas à grand-chose. Mais en partant du principe qu’on ne syntonise pas V pour réfléchir, ça va. Certes, la nouvelle version de la Guerre des Clans, avec Jean-François Baril, devra apporter quelques améliorations, mais l’animateur s’en tire plutôt bien dans le rôle de Luc Senay. Du côté de Wipe Out, la version québécoise du show devenu religion aux États-Unis, c’est plutôt un bon départ. Encore une fois, l’émission devra améliorer quelques trucs, surtout au niveau de l’animation, mais vous viendrez me dire que vous n’appréciez pas voir un concurrent prendre une débarque entre deux grosses boules rouges. Un délice pour les yeux.

jeudi, 27 août 2009 20:00

Claude Robinson: quelle inspiration!

On parlait, la semaine dernière de la violence des bandits à cravate. La bataille de David contre Goliath qu’a livré Claude Robinson à Cinar et qui s’est soldée, cette semaine, par une victoire de l’auteur en est un bel exemple. Un bel exemple de crime violent perpétré par des êtres immondes qui ont ajouté l’arrogance à leur malsain combat. Quatorze ans durant, ils ont nié avoir volé l’histoire inventée par Robinson. Ils ont tenté de le faire passer pour un fou, un obsessif. L’homme leur a tenu tête et la justice lui a donné raison dans sa poursuite pour plagiat et pour viol de propriété intellectuelle. En entrevue sur les ondes radio, hier matin, Robinson affirmait avoir été chanceux d’avoir réussi à passer à travers tous les épisodes dépressifs que ce difficile combat a engendré. L’amour de sa femme et de ses amis lui aurait été salutaire. L’homme s’est battu et battu. En chemin vers sa victoire, il a fait connaître l’affaire des prête-noms, ces auteurs fictifs auxquels Cinar avait recours pour obtenir des crédits d’impôt de Téléfilm Canada. La ministre du patrimoine a dû instaurer une enquête, les actions boursières de la compagnie ont chuté. Ronald Weinberg et  la défunte Micheline Charest ont dû démissionner de manière forcée. Ouf, les colonnes du temple ont tremblé.
Claude Robinson porte aujourd’hui fièrement le drapeau des gens floués qui ont d’abord dû se pardonner à eux-mêmes de s’être fait avoir. Il est la voie de tous ceux qui n’en ont pas, de ceux qui n’ont pas les outils matériels, intellectuels ou caractériels pour se défendre. Ceux qui n’ont pas su quoi faire pour que justice soit rendue contre ses voleurs d’idées, de rêve et parfois de vie.

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