jeudi, 14 janvier 2010 19:00

L’espoir de la perle

Que reste-t-il d’Haïti? Haïti qui en 1804 est devenue la première république indépendante de population majoritairement noire après avoir foutu dehors Napoléon Bonaparte, qui voulait réinstaurer l’esclavage. Haïti qui a survécu aux sanguinaires Duvalier père et fils et leurs tontons macoutes. Haïti qui a vu son sauveur Jean-Bertrand Aristide, devenir président et s’enfuir avec sa famille après avoir toléré le trafic de drogue, instaurer un autre régime de terreur et dévalisé le pays. Haïti, qui n’en finit plus de se relever des catastrophes naturelles qui assaillent son territoire en épargnant presque systématiquement la République Dominicaine, sa colocataire de l’île d’Hispaniola. Haïti qui a reçu son coup de grâce cette semaine quand l’ennemi, cette fois, est venu de la terre elle-même.  Il reste l’espoir... Il reste l’espoir à ce peuple qui a cherché, bien plus que d’autre, son bonheur, sans jamais l’obtenir. Après une telle désolation, après que Port-au-Prince, sa capitale, soit complètement anéantie, que ce Palais présidentiel soit tombé, voici peut-être enfin, une chance de repartir à zéro. Au-delà de cette économie qui commençait à montrer des signes encourageants, au-delà de ses intellectuels reconnus, il y a ce peuple. Quand l’écrivain Dany Laferrière a gagné le prix Médicis cet automne, il a dit: « Enfin une bonne nouvelle pour le peuple haïtien ».Aujourd’hui, ce peuple devant tous les autres qui le regardent doit donner un sens à ce drame et avancer avec l’espoir d’un bonheur mérité et d’une grande série de bonnes nouvelles pour la perle des Antilles.

Samuel Thibault

jeudi, 10 décembre 2009 19:00

Le Canadien sera en séries

J’ose me mouiller : le Canadien de Montréal sera de la prochaine danse printanière. Le fait est qu’à une semaine ou deux des retours d’Andrei Markov, le pilier de cette équipe, et de Brian Gionta, le Canadien affichait avant son match d’hier un match au-dessus de la barre des .500 (15-14-2). Honnêtement, jamais je n’aurais crû que le Tricolore aurait pu garder la tête hors de l’eau sans Markov, ce qu’il semble être en train d’accomplir. Aujourd’hui, le fait d’avoir la possibilité d’amorcer la deuxième moitié de saison avec un match ou deux au-dessus des .500, nous laisse croire que l’équipe pourra faire bien mieux à partir de janvier grâce à un alignement complet (on l’espère). Plusieurs raisons expliquent les récents succès du Canadien. Le retour de Sergei Kostitsyn qui, à l’image de la saison 2007-2008, a réveillé son frère, en est une. Le fait d’avoir deux gardiens de but qui peuvent tous deux voler des matchs est une denrée rare. Michael Cammalleri, un joueur tout-étoile de 27 ans, est moulé pour jouer à Montréal.

jeudi, 03 décembre 2009 19:00

Chronique humeur - Le combat de sa vie

Samuel Thibault
Une fois de plus, Denis Lavoie part en guerre. Pas pour promouvoir son programme. Ni pour défendre un projet. Non, cette fois, le maire de Chambly livrera le combat le plus important de sa vie, celui qui l’opposera au cancer de la gorge qu’on lui a diagnostiqué il y a quelques semaines. J’étais consterné d’apprendre la nouvelle, cette semaine. La voix tremblotante, le visage apeuré, Denis Lavoie affichait un air défait, chose que je n’avais jamais décelée chez cet homme habituellement solide comme un chêne. C’est vrai, le maire de Chambly est un homme d’exception. Pas seulement le politicien, mais l’homme, inébranlable. On ne se met pas facilement au travers de son chemin. On ne le compte jamais pour battu. Un homme d’idées et de principes, sérieux, marchant droit comme une flèche. Une personne fière aussi, qui a mentionné lors de sa conférence de presse, sourire timide en coin, que ses capacités intellectuelles ne seraient pas affectées par la maladie.

Nouvelle très intéressante dans le monde de la santé cette semaine. Selon un chercheur canadien de l’Université de Ferrara en Italie, la sclérose en plaques (SEP) pourrait avoir une cause vasculaire et même être traitée par une chirurgie. La SEP, considérée comme une maladie neurologique, serait ainsi causée par une perturbation de la circulation sanguine, entraînant une incapacité du système à drainer efficacement le sang du cerveau, appelée insuffisance veineuse céphalorachidienne chronique (IVCC). Ce trouble causerait une augmentation de la pression dans les veines du cerveau et de la moelle épinière, ce qui provoquerait des lésions. En utilisant des ultrasons pour examiner les vaisseaux sanguins faisant circuler le sang vers et en provenance du cerveau, le Dr Paulo Zamboni a constaté que, chez 90 % des personnes atteintes de la maladie, les veines étaient malformées ou bloquées. Or, une angioplastie a amené, dans 73 % des cas, une disparition des symptômes de la maladie après 2 ans.

Samuel Thibault
On n’a pas fini de nous écœurer. Je savais qu’il existait un certain laisser-aller avec l’enseignement de la langue française dans nos écoles mais franchement, tout ça devient complètement ridicule. À compter de juin 2010, les élèves qui écriront « renouvèlement » au lieu de « renouvellement », « ognon » à la place d’ « oignon », « bruler » au lieu de « brûler » et « iglou » à la place d’ « igloo » ne seront plus pénalisés dans les examens du ministère. Une orthographe rectifiée visant à « simplifier la langue » en supprimant plusieurs accents circonflexes, consonnes doubles, traits d’union et « anomalies historiques ». Approuvée par l’Académie française depuis près de 20 ans, cette nouvelle façon d’écrire est considérée selon certains comme une évolution. Une véritable moquerie issue d’une paresse sociale généralisée, si vous voulez savoir. Non mais c’est quoi le foutu problème? Nos jeunes sont-ils à ce point devenus incapables de saisir la moindre subtilité linguistique?

L’ADQ a perdu tout repère. Toute identité. Toute crédibilité. En fait, le parti est actuellement aussi crédible que le Championnat mondial de roche-papier-ciseaux, dont la version régionale se tenait mercredi à Québec. Vous l’ignoriez? C’est vrai, et la finale aura lieu demain à Toronto! Sans farce. Ce qu’on ne dit pas, c’est que les rondes éliminatoires du championnat ont eu lieu au quartier-général de l’ADQ. Paraîtrait même que c’est en perdant un 4 de 7 de roche-papier-ciseaux que Mario Dumont n’a eu d’autres choix que de quitter. Paraîtrait aussi que Dumont a voulu se reprendre plus tard en proposant une revanche à Gilles Taillon, qui a perdu à son tour. Et aujourd’hui, ce dernier se dit la grande victime d’un putsch. En fait, c’est qu’on lui aurait interdit de se servir de la roche. Pas de doute, il était voué à l’échec. Sérieusement, la dernière crise adéquiste vient démontrer une fois de plus à quel point ce parti est incapable de gérer toute situation délicate. Manque d’expérience, de préparation.

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