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mercredi, 05 septembre 2018 13:18

Une assemblée attendue de pied ferme

Suite aux nombreux reportages sur les frais juridiques encourus par la Ville de Chambly au cours de la dernière année, entre autres pour l’envoi de mises en demeure, l’assemblée du conseil d’hier soir était l’occasion pour les membres les plus actifs du Mouvement Citoyens de Chambly (MCC) de demander à l’administration de rendre des comptes. Jean Roy a présidé la séance en l’absence du maire Denis Lavoie.

Une période de questions musclée

La traditionnelle période de questions a permis aux détracteurs de l’administration Lavoie de talonner monsieur Roy au sujet des mises en demeure envoyées par la ville à ses citoyens au cours des dernières années, plus particulièrement les quatre citoyens visés plus tôt cette année ainsi que le mandat qui a été donné lors d’une précédente séance contre Démocratie Chambly et ses représentants. Monsieur Roy s’est refusé à commenter des dossiers en cours. Confronté à une accusation d’usage abusif de procédure par une autre militante du MCC, il a affirmé que la cour Suprême avait déjà rendu un jugement sur les politiciens et leur droit au respect de leur dignité et de leur réputation. Devant une accusation, selon laquelle il y aurait eu l’embauche d’un cabinet d’avocats pour vérifier les propos et commentaires de gens sur les réseaux sociaux et que cela constituait « de l’espionnage et de la surveillance », monsieur Roy a répliqué : « Vous-même faites la même chose, de l’espionnage et de la surveillance si vous voulez utiliser ces mots-là. Oui, on regarde ce que les gens écrivent sur la Ville et ses représentants.  Les gens se cachent derrière un clavier et parfois ils dépassent les limites permises. Il faut faire appliquer la loi, même sur Facebook » a-t-il complété.

Plusieurs interventions ont fait état de la grande souffrance et du stress des familles des personnes visées par les mises en demeure, allant même jusqu’à « briser des couples » selon une citoyenne. Les coûts élevés des démarches juridiques impliquées si les mises en demeure se transformaient en poursuites civiles ont aussi été maintes fois mentionnés. Monsieur Roy a expliqué qu’une mise en demeure enjoint la personne de cesser ses agissements et de se rétracter sous peine de poursuite. Si celle-ci obtempère, aucun coût ou démarche additionnelle n’est impliqué pour la personne visée.

Un comité environnement dans la brume

Un citoyen concerné par le plan de conservation des milieux humides a déploré n’avoir reçu aucune réponse de la Ville à la suite du dépôt d’une question lors de l’assemblée municipale du mois précédent. La conseillère Julia Girard-Desbiens, membre du comité environnement avec le maire Lavoie, a admis ne pas avoir pris connaissance de la question déposée et ne pas avoir lu le plan de conservation des milieux humides. Celui-ci est disponible sur le site WEB de la Ville de Chambly. Elle a aussi confirmé que le comité environnement n’avait pas tenu de réunion depuis les élections de novembre. Selon madame Girard-Desbiens la résolution d’embauche d’une conseillère en environnement, adoptée par le conseil mardi soir permettra l’annonce de plusieurs projets dans ce domaine sous peu.

Consultation publique sur l’adoption du code du bâtiment : tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les murs pare-feu

Le point 4.3 sur l’adoption de l’amendement au règlement de construction afin de pouvoir utiliser les versions antérieures du code national du bâtiment du Canada (2005 et 2010) a donné lieu à de longues interventions de la part de citoyens passionnés par la sécurité des constructions neuves. Une allocution de plus de 35 minutes sur les différents matériaux des murs pare-feu et l’implication d’adopter une version du code versus une autre a semblé confondre plusieurs tant la technicalité des questions soulevées était pointilleuse. Un autre citoyen a ultérieurement suggéré que lors d’assemblées futures, des employés de la Ville au fait des détails du domaine concerné soient présents quand un point fait l’objet d’une consultation publique. Au final la motion a été adoptée après un vote divisé selon les lignes habituelles malgré les nombreuses interrogations soulevées.

Marie-Eve Ducharme