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jeudi, 19 novembre 2015 07:57

Jean-François Roberge s’attaque aux rapports de reddition de comptes

Jean-François Roberge, député de Chambly Jean-François Roberge, député de Chambly

Le gouvernement du Québec commanderait des dizaines de rapports aux CÉGEPS et aux universités annuellement sans jamais les lire, a appris le député de la Coalition avenir Québec (CAQ) de Chambly Jean-François Roberge.

Les rapports exigés par Québec portent sur la reddition de comptes. « C’est l’obligation des administrations d’établissements de rendre compte des dépenses dans différents secteurs comme l’électricité, l’informatique ou les salaires, » explique Jean-François Roberge.

Selon le député, les rapports de reddition de compte permettent non seulement de vérifier si l’argent donnée par le gouvernement est investie au bon endroit, mais aussi d’avoir une vision globale des dépenses et ainsi voir s’il serait possible de faire des économies dans certains secteurs. Or, aux dires de Jean-François Roberge, ces nombreux comptes rendus seraient ignorés par le gouvernement provincial.

Rapports nombreux et coûteux

Le porte-parole de la CAQ en matière d’éducation dénote que le gouvernement Couillard, en plus d’ignorer les rapports déjà nombreux, en exige de plus en plus de la part des établissements d’enseignement supérieur. « On exige entre 40 et 50 rapports par année selon l’institution, observe Jean-François Roberge. Le directeur du CÉGEP de St-Hyacinthe m’a dit qu’il devait en remettre un à chaque semaine, » raconte-t-il.

Il note aussi qu’à St-Hyacinthe, ce sont sept à huit employés qui ne font que des rapports de reddition de compte pour le gouvernement. L’administration du CÉGEP dépenserait 410 000$ par an pour leur salaire. Au CÉGEP de Trois-Rivières, on dépenserait 500 000$ en salaire pour des employés qui font des rapports à temps plein.

Les universités Laval, Concordia, de Montréal et l’UQAM investiraient à elles quatre 3,2 millions de dollars pour produire les rapports exigés par le gouvernement.

« Le gouvernement ajoute une tâche de plus en plus lourde à chaque année et au final, il y a moins d’argent pour engager des professeurs et financer les services aux étudiants, » déplore le député de Chambly.

Dominique Degré