mardi, 14 mai 2019 10:07

Le bac brun primé au gala de l’UMQ

 

La MRC de la Vallée-du-Richelieu a brillé au gala mérite Ovation de l’union des municipalités du Québec (UMQ) du 11 mai dernier pour son projet de biométhanisation des matières organiques, lancé en janvier 2018.

 

L'implantation des organibacs (bacs bruns) a été faite en collaboration avec la MRC de la Vallée-du-Richelieu, de la MRC de Marguerite-D'Youville et de la MRC de Rouville. Toutes les trois y ont ainsi remporté le prix coup de coeur du jury ainsi que le prix du public.

 

C’est pour la qualité innovante du projet de transformation des matières organiques en biogaz et en fertilisant écologique que les trois MRC ont remporté ces deux prix prestigieux.

 

La transformation des résidus de table est quelque chose de déjà présent dans certaines municipalités du Québec, mais surtout pour en faire du compost, alors que ce projet de biométhanisation est unique dans sa capacité à créer une ressource utile pour les industries et certains véhicules.

 

Le compostage des matières organiques présente aussi quelques désavantages face à la biométhanisation, notamment avec l’éventail de déchets qui est possible de disposer dans l’organibac. Les restants de viande, de poisson, d’os, de friandise, les papiers ou cartons souillés et même les couches de bébé sont des objets utilisables pour la biométhanisation, alors qu’ils ne le sont pas dans le processus de compostage.

 

Aussi, le compostage en hiver peut devenir très difficile, alors l’utilisation de l'organibac est possible toute l’année et pour tous les résidus qui ne peuvent être compostés autrement.

 

Le présent projet touche actuellement près de 235 000 personnes réparties dans les 27 municipalités des trois MRC fondatrices. Par année, ce sont 40 000 tonnes de déchets organiques qui sont traités à l’usine de Varenne et qui sont ainsi sauvés d’un site d’enfouissement.

 

Cette initiative des MRC est en accord avec l’objectif du gouvernement du Québec de bannir les matières compostables des sites d’enfouissement d’ici 2022.

 

Félix Lebel