Luc Noiseux
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vendredi, 01 novembre 2013 07:44

Denis Lavoie considère que Jean Lacroix agit pour favoriser Steeves Demers

Denis Lavoie, maire de Chambly depuis 2005, voit, dans les récentes actions du directeur général de la Ville Jean Lacroix, une manœuvre politique visant à favoriser la candidature de Steeves Demers au poste de maire. « Jean Lacroix est allé voir les journalistes du Journal de Montréal pour me nuire à quelques jours du vote. Il est clair qu’il veut aider son ami intime Steeves Demers et ainsi reprendre son poste à la municipalité » s’est insurgé Denis Lavoie lors d’une entrevue.

Soulignons que Jean Lacroix est en arrêt de travail depuis 10 mois. Avant ce départ, M. Lacroix aurait enquêté sur différents contrats octroyés entre 2005 et 2007. Selon lui, plusieurs extras non-justifiés (près de 800 000 $) ont été accordés par Chambly, alors que Denis Lavoie était en poste. « Moi je me fie aux recommandations des professionnels ingénieurs qu’ont m’ont avisé des extras. Qui suis-je pour contrecarrer les avis d’ingénieurs? Et qui a dit que ces extras étaient injustifiés? » s’est interrogé le maire. Jean Lacroix affirme qu’un seul ingénieur de chez Dessau a recommandé l’acceptation de certains extras pour, entre autres, la firme Catania. Jean Lacroix a rappelé, au Journal de Montréal, que ces deux firmes avaient été nommées à la Commission Charbonneau.

D’un autre côté, Jean Lacroix, qui souffrirait d’épuisement professionnel, se dit victime de Denis Lavoie et réfute les accusations selon lesquelles il voudrait favoriser son ami Steeves Demers. M. Lacroix estime avoir été victime d’harcèlement de la part de Denis Lavoie quand ce dernier a réalisé qu’il s’intéressait à plusieurs contrats donnés entre 2005 et 2007. Des appels à toutes heures du jour et de la nuit lui auraient été passés durant cette période sans compter les nombreux reproches. De son côté, Denis Lavoie rejette ces accusations du revers de la main. « Nous avons obtenu copies des relevés de téléphone cellulaire de M. Lacroix. Aucun appel n’a été passé avant 8 h le matin ». Mais pourquoi ces copies? C’est que, depuis les premiers doutes du maire sur « l’espionnage » de Jean Lacroix, qui aurait vérifié le contenu de l’ordinateur du premier magistrat de la Ville, une enquête des ressources humaines de la municipalité est en cours. De plus, des démarches de Jean Lacroix auprès de la Commission de Santé et Sécurité au travail (CSST) ont nécessité l’intervention d’avocats. Des preuves, des témoignages et différentes documentations ont été utilisés de part et d’autre depuis plusieurs mois.

Jean Lacroix affirme avoir reçu 12 mises en demeure de Denis Lavoie au cours des derniers mois. Denis Lavoie nie : « Depuis son départ, les responsables de l’enquête administrative à laquelle je ne participe pas, en tant que victime, ont tenté à plusieurs reprises d’obtenir des documents de M. Lacroix et d’entendre sa version des faits. Il ne collabore pas. C’est peut-être la raison qui explique pourquoi M. Lacroix a reçu cette correspondance », ajoute-t-il.

Selon Denis Lavoie, Jean Lacroix est sorti dans les journaux par désespoir dans le but de retrouver son travail. « Il dit que la Commission Charbonneau ne l’épaule pas depuis qu’il a collaboré avec eux. C’est peut-être parce qu’il a agi de manière illégale en piratant mon ordinateur et qu’en plus, ils n’ont rien trouvé d’intéressant au contenu s’y trouvant. Quel enquêteur sérieux voudrait travailler avec du matériel illégal? »