Nuageux

-10°C

Chambly, Qc

Nuageux
Humidité: 86%
Vent: ESE à 11.27 km/h
jeudi, 12 février 2015 08:28

Projet de loi 10 : adoption «regrettable» d’une réforme «centralisatrice», selon Jean-François Roberge

De retour de Québec après la séance extraordinaire visant à faire voter sous bâillon le projet de loi 10 du gouvernement libéral, le député de Chambly Jean-François Roberge trouve «regrettable» son adoption dans sa forme actuelle.

À l’instar de ses collègues de la Coalition Avenir Québec (CAQ), M. Roberge a voté contre le projet de réforme déposé par le ministre de la Santé Gaétan Barrette. «Le ministre a perdu de vue l’essentiel dans ce dossier, à savoir la décentralisation du réseau ainsi que l’amélioration des soins de première ligne», affirme le député.

Pour Jean-François Roberge, «le ministre n’a pas été en mesure de démontrer les bienfaits de sa réforme pour les patients. Cependant, c’est avant tout vers ceux-ci que la réforme devait être orientée.» 

Le député de Chambly déplore également l’intransigeance du ministre de la Santé, qui a refusé presque systématiquement les demandes d’amendement formulées par la CAQ. «Nous avons investis énormément d’énergie dans l’étude de ce projet de loi, pour être constructifs et proposer des amendements répondant aux besoins des citoyens. À deux exceptions près, Gaétan Barrette les a balayé du revers de la main.»

Quelques gains ont toutefois pu être faits, notamment pour la région de la Montérégie. «Le ministre nous a concédé l’implantation d’un troisième CISSS en Montérégie, ce qui allait de soi au vu de la population desservie. Également, ma collègue Chantal Soucy a obtenu l’implantation d’un siège social à Saint-Hyacinthe, région qui était laissée pour compte dans la version initiale du projet de loi», a souligné M. Roberge.

«Ce dont nous avons besoin, c'est d'une réorganisation qui permet de couper avec vigueur dans notre lourde bureaucratie pour envoyer le maximum de ressources vers les soins aux patients.  Ce n’est pas si compliqué, pourtant», a conclu M. Roberge.

Communiqué