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Manchettes locales

jeudi, 06 novembre 2008 19:00

Chronique humeur - Obama devra faire vite

Les yeux du monde entier étaient tournés vers l’Amérique. De l’Australie au Brésil, du Moyen-Orient au Canada, une majorité claire espérait voir les États-Unis entrer dans une nouvelle ère. Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’Amérique n’a pas déçu. Cela dit, le nouveau président américain devra faire vite. Vite, car il devra prouver rapidement que le mot changement n’était pas qu’un slogan mais bien un objectif. La pression est sur Obama, c’est certain. Plusieurs diront qu’il n’a d’autres choix que de décevoir, compte-tenu des formidables attentes fondées en lui. Le raisonnement est valable cependant, on devra donner à Obama les quelques mois nécessaires à la mise en place d’un vrai changement de cap. Pas que les résultats seront ressentis d’ici les 12 prochains mois, loin de là. Mais qu’on puisse à tout le moins constater un changement d’attitude dans la politique extérieure américaine. Un tel changement qui amènerait graduellement un revirement dans la perception du monde entier envers les États-Unis. Une perception que trop souvent bafouée durant l’ère W. Lors de son discours, le nouveau  président a indiqué que l’Amérique allait réussir à s’en sortir, que cela prenne un mandat ou deux. C’est bien, mais malheureusement, l’opinion internationale ne saura attendre aussi longtemps. L’Occident peut se permettre d’attendre. Les pays en voie de développement, non. Les actions devront être concrètes et rapides. La pression est sur Obama. Il n’a pas le droit à l’erreur. Ce sera difficile, mais avec les Américains, tout est possible. Oh yes, they can.
Après deux semaines ronflantes, le discours politique s’est animé lors des derniers jours de la campagne, jusqu’à l’élection de mardi. Un scrutin qui aura finalement permis au Parti conservateur de solidifier un gouvernement minoritaire aujourd’hui un peu moins fragile. Un vote qui aura une fois de plus permis au Bloc québécois de s’établir comme le parti qui représente le mieux les intérêts du Québec (le message est redondant, mais il fonctionne !). Une élection que le Nouveau parti démocratique et le Parti vert auront utilisée pour gruger un peu de terrain au pays, quoique rien qui puisse inquiéter les conservateurs au pouvoir. Reste les libéraux, les grands perdants de la 40e élection fédérale. Eux autres en ont mangé toute une. Comme plusieurs l’avaient prévu d’ailleurs. Au moins, ils peuvent se consoler en se disant qu’ils ont atteint le fond du baril. Le fait est qu’on imagine mal que celui qu’on appelait encore il n’y a pas si longtemps le natural governing party puisse faire pire lors du prochain scrutin. Parfois, il faut se casser la gueule solidement pour pouvoir rebondir et cette fois, la chute a été abrupte.
jeudi, 09 octobre 2008 20:00

100 ans de fierté

Nos Glorieux sont de retour pour une 100e saison. Un party qui commence ce soir à Buffalo. Et avec les récentes annonces de l’organisation, qui construira et entretiendra des patinoires extérieures ultramodernes, qui s’impliquera plus que jamais dans la communauté et qui fera, finalement, le travail que le gouvernement ne fait pas, on n’a jamais été aussi heureux de retrouver le CH. Le moins qu’on puisse faire, c’est d’espérer très fort une 25e Coupe Stanley. Le Canadien qui revient, ça ne veut pas juste dire plus de soirées devant la télé. C’est une passion renouvelée pour un peuple dont les fiertés communes se font de plus en plus rares. Un élément central du tissu social québécois. Une représentativité unique dans une société où le cynisme envers nos représentants politiques a atteint son paroxysme, où on ne sait plus vers où regarder pour apprécier l’image qu’on fait de nous. Mais au-delà de la fierté, le Canadien, c’est l’unité. Car on a beau parler français, anglais, arabe ou italien ; on a beau être blancs, noirs, jaunes ou mauves picotés, ça change rien. Avec le chandail bleu-blanc-rouge sur le dos, il n’y a plus de différences, plus de jugements de valeur.

John McCain qui interrompt sa campagne. John McCain qui se fait l’homme de la situation en ces temps d’incertitude économique. George W. Bush qui annonce haut et fort que l’économie américaine est en danger. Ça sent mauvais. Ça sent même très mauvais. Un professeur d’université m’a dit un jour : « Quand l’économie des U.S.A. va mal, quand le pays est en guerre ou que la population se sent en danger, attention au vote républicain ». Aujourd’hui, plus que jamais, je constate ce qu’il voulait dire. En politique, ça ne prend pas grand-chose pour changer le vent de côté. Et même si Barack Obama devance toujours John McCain dans les sondages, le contexte colle parfaitement au candidat républicain. McCain souligne qu’il est temps pour les deux partis de mettre de côté la politique et de s’unir pour le bien de l’économie américaine. Bon, fallait s’y attendre. Fallait qu’un des deux candidats la sorte, celle-là. Et McCain a été plus vite sur la gâchette. Cela dit, c’est pas que l’économie américaine se porte réellement bien. C’est pas comme si la crise était inventée de toute pièce pour les bienfaits de la cause républicaine.
dimanche, 21 septembre 2008 20:00

Chronique Humeur - Un modèle de détermination

Quand le Père Noël aura passé, juste avant qu’on se souhaite la Bonne année, on fera un grand bilan de 2008. On identifiera les personnalités politiques, culturelles et sportives de l’année. Et s’il y a une personne qu’on ne pourra pas oublier, ce sera Chantal Petitclerc. Pas seulement pour l’athlète. Ni même pour son extraordinaire performance de cinq médailles d’or en cinq tentatives à Pékin ou pour ses 21 médailles en carrière. Ce sera pour ce qu’elle représente aujourd’hui. Une personne handicapée qui aura remporté l’ultime victoire : celle de la reconnaissance. La symbolique d’une femme qui n’aura jamais lâché, un exemple de courage, de ténacité. Une claque au visage, ou plutôt un coup de pied au derrière, à tous ceux qui ne trouvent pas la force d’affronter les épreuves. À ceux qui abandonnent au moindre obstacle. À ceux qui s’apitoient constamment sur leur sort. Non, Chantal Petitclerc n’aura pas reçu la moitié de la couverture médiatique qu’elle aurait méritée. En fait, elle n’en a même pas reçu le quart.

Haïti était malade bien avant Fay, Gustav, Hanna et Ike. Aujourd’hui, la nature a poussé ce pays d’instabilité politique, économique et sociale, mené dans la corruption et où l’éducation est déficiente, au bord du gouffre. Non, Haïti n’avait pas besoin de ça. Suite au passage des quatre ouragans, pas moins de 800 000 personnes ont un urgent besoin d’aide humanitaire. Pas dans un mois, ni dans un an. Maintenant. On compte déjà les morts par centaines. Ça fait des années qu’à cette période-ci, les tempêtes s’acharnent sur l’Hispaniola. Et si la République dominicaine s’en sort un peu mieux, c’est la catastrophe dans l’ouest de l’île. La réalité, c’est que les ouragans sont de plus en plus fréquents et de plus en plus puissants. Personne ne le crie mais on le voit tous. Présentement, des villages entiers sont inondés, certains irrécupérables à Haïti. L’insalubrité. La maladie. Quel avenir peut-on espérer pour ce pays qui doit se reconstruire année après année ? Le dérèglement climatique fait son œuvre et la nature est en train de nous battre. Aujourd’hui, Haïti est comme une octogénaire atteinte d’un cancer généralisé en phase terminale.