Manchettes locales
Lettre à Carey Price
Du sang plein les rues au Myanmar
Il y a des ces nouvelles que l’on entend moins parler dans les médias occidentaux, mais qui font la manchette partout ailleurs. C’est le cas du Myanmar, là où le chaos est le plus total présentement. La semaine dernière, des moines bouddhistes ont mené des manifestations populaires à Rangoun, la principale ville du Myanmar, pour contester l’absence de libertés, l’approche autoritaire du gouvernement, le déclin de l’économie et la dégradation des systèmes de santé et d’éducation. La junte militaire birmane, qui contrôle le pays, n’a pas accepté ces manifestations à l’origine pacifistes (ai-je dit qu’il s’agissait de moines bouddhistes ?), et s’est mise à tirer « dans le tas ».
Les Misérables
Imaginez. Vous êtes un athlète aux Jeux Olympiques de Vancouver, en 2010. Dans une discipline individuelle. Vous remportez la victoire, devant les vôtres. Vous montez sur la plus haute marche du podium. C’est la gloire. À la télé, dans les journaux, dans votre entourage, tout le monde veut un peu de vous. Le moment auquel vous aviez toujours rêvé. Mais à l’intérieur, c’est le vide le plus total. Ç’a été trop facile. Vous ressentez que la majorité de vos concurrents ont consenti dix fois plus d’efforts que vous. Pourtant, la médaille en or, c’est vous qui l’avez. Un profond malaise s’empare de votre intérieur. Vous souriez modestement mais au fond, vous voudriez fondre en larmes. Parce que vous vous rendez compte, soudainement, que vous n’aurez jamais l’occasion de vivre le moment tant attendu.
Le cheminement déraisonnable
Douloureux septembre
Septembre remémore des souvenirs fort déplaisants depuis l’arrivée du nouveau millénaire. D’abord le 11 de l’an 2001, alors que l’irréel s’est produit. Il y aussi la date d’hier, le 13, quand Kimveer Gill est entré au collège Dawson avec une arme et a tiré dans toutes les directions. C’était il y a un an. On se rappelle aussi le 30 septembre 2006, alors que le viaduc de la Concorde s’effondrait et tuait cinq personnes à Laval. À première vue, bien peu de liens peut-on tracer entre ces trois événements, outre le moment dans l’année où ils sont survenus. Dans certains cas, c’est la haine qui a guidé l’acte. La faiblesse de la vengeance et les erreurs du passé. Dans un autre cas, on pourrait parler d’une terrible malchance et, on le découvrira plus tard, peut-être de négligence.
Un honneur bien mérité
Bob Gainey et Larry Robinson verront donc leurs numéros 23 et 19 retirés et rejoindre les plus grands noms du Canadien de Montréal. Ainsi soit-il. Alors que la majorité approuve ce choix, certains critiquent et argumentent qu’il y a trop de numéros retirés, à présent. Foutaise. Quand une équipe remporte 24 coupes Stanley et que la deuxième à ce chapitre n’en a que 13, quand une équipe qui ne fait pas les séries une année et qu’elle vend quand même en cinq minutes tous ses billets pour la prochaine saison parce qu’elle profite encore aujourd’hui de son passé glorieux, c’est qu’il y a des hommes derrière tout ça. Il n’y en pas qu’un, ni deux, ni trois. Il y en a des dizaines et des dizaines. Bien sûr, on ne pourrait tous retirer leurs numéros. On devra laisser de côté les Lapointe, Tremblay, Lemaire et compagnie. .