Manchettes locales
Fabulations estivales
29 juin, comment ne pas apprécier la venue du mois le plus chouchou de tous : juillet. En cette dernière édition écrite du Chambly Matin avant la fin du mois août, permettons-nous de fabuler, un peu, sur ce qui marquera le merveilleux monde médiatique cet été. En fin-août, il aura fait très chaud et très beau, tellement que certains auront déjà hâte à l’hiver. En fin-août, le PQ de Pauline aura 15% d’avance sur le PLQ de Jean, qui deviendra bientôt le PLQ de Philippe. En fin-août, l’armée américaine sera toujours en Irak et le peuple américain, lui, grondera, toujours. En fin-août, un projet d’envergure tel que celui du Cirque du Soleil voudra s’installer à Montréal. On sera tout excité au départ mais finalement, on sera trop peureux, pour faire changement.
« Son où mais fôtes ? »
Alors comme ça, des fonctionnaires du ministère de l’Éducation ont proposé de cesser de comptabiliser les fautes d’orthographe et de grammaire lors des épreuves uniformes collégiales, pour mettre fin à cette approche qu’ils jugent trop « punitive ». Ah ! Pauvres étudiants, il ne faudrait surtout pas leur faire de la peine en barbouillant leur rédaction en gros crayon rouge. Non, à la place, il faudrait mieux leur dire à chacun : « dans l’ensemble, tu as fait un bon travail, mon grand », sans même leur expliquer où ils ont bien fait et où ils se sont carrément plantés. Voyons, il ne faudrait surtout pas les froisser, nos pauvres étudiants. Il ne faudrait surtout pas leur apprendre que l’apprentissage passe par les erreurs. Ça serait bien trop risqué, voyons !
Les canards sont méchants, mais on s’en fout !
Les Ducks d’Anaheim, comme le dirait Bob dans Les Boys, « sont gros, sont fort, font peur…». Avec leur grosse barbe, leur uniforme noir et leur échec-avant dévastateur, on croirait que les Ducks sont plus « mighty » que jamais ! Pourtant, s’il reste une chose de risible dans cette équipe, c’est bien l’attention que les Californiens leur portent. En fait, en regardant un match de la finale de la Coupe Stanley des Ducks, on a l’impression qu’il y a autant d’ambiance à Anaheim qu’à Montréal…lors d’un match de pré-saison.Pendant qu’à Ottawa, c’est la fête; on affiche des panneaux encourageant les Sénateurs dans les rues, sur les devantures d’édifices commerciaux, dans les endroits publics, à Anaheim, on ne vit que pour le baseball, même en finale de la Coupe Stanley.
Tensions au conseil municipal?
Il semble résider certaines tensions au sein du conseil municipal de Carignan alors que la conseillère Louise Lavigne reproche au maire Jean-Guy Legendre la tenue d’une séance extraordinaire le 24 avril dernier, visant notamment à évincer madame Lavigne du comité environnement. La séance en question a été convoquée 24 heures à l’avance seulement et a servi entre autres à défaire une décision prise le 3 avril dernier. La décision visait alors à ajouter les conseillers Patrick Marquès et Claude Perron au comité environnement. Or, lors de la séance extraordinaire, une autre résolution a été adoptée pour évincer du comité les conseiller Marquès et Perron ainsi que madame Lavigne. Élue à l’origine au sein de l’équipe du maire Jean-Guy Legendre, Louise Lavigne est devenu indépendante quelques mois plus tard.
Couper dans le gras
Peu de gens auraient parié que l’Action démocratique du Québec récolterait 41 sièges à l’Assemblée nationale avant la soirée électorale de lundi dernier. Même à l’intérieur du parti. Ce dont on se rend compte aujourd’hui, c’est à quel point tout le Québec, au-delà de la région immédiate de Montréal, s’est mobilisé en faveur d’un changement concret dans la représentation politique, en décidant de donner davantage de marge de manœuvre à un parti qui incarne la droite au Québec, l’ADQ. Plusieurs diront que la grogne entourant le bilan du gouvernement libéral et le leadership remis en question au Parti québécois auront poussé plusieurs électeurs à se ranger du côté de Mario Dumont, cette fois-ci.
Mes Affaires Tes Affaires
Souvent, les conjoints de faits croient erronément que leur union a une valeur juridique. Or, c’est faux. L’union libre ne confère aucun droit. Tous les biens du couple appartiennent à celui dont le nom apparaît sur la facture, peu importe qui a payé le prix d’achat ou comment le couple a financé l’achat. Si l’un des deux conjoints gagne davantage que l’autre et décide de payer plus de biens matériels ou d’assumer plus que sa part des dépenses, c’est sa décision. Il ne pourra jamais prétendre avoir acquis plus que l’autre dans les biens du couple, à moins d’avoir conservé ses reçus. Un conjoint ne pourra pas exiger remboursement de l’autre advenant rupture pour les factures d’épicerie payées alors que l’autre faisait l’achat du cinéma maison.