Manchettes locales
Accidents et incidents isolés…
L’effondrement du viaduc de la Concorde était un accident, un incident isolé, plusieurs le diront. L’enquête nous indiquera plus tard si on doit pointer du doigt les coupables mais pour l’instant, on ne peut que constater les dégâts. Ce qu’il y a de plus triste, c’est que la catastrophe aurait pu être évitée si seulement les deux plaintes qui se sont rendues aux services d’urgence une heure avant le drame avaient été considérées urgentes. Un sondage effectué par TVA et Le Journal de Montréal révélait lundi dernier que 59% des répondants ont peur de passer sur un pont ou sous un viaduc sur les routes du Québec. Six personnes sur dix!
Le Québec en manque d’idoles ?
N’avez-vous pas l’impression que le Québec se cherche des idoles depuis un certain nombre d’années? Avant, il y avait Félix Leclerc, Maurice Richard et René Lévesque, des sommités dans leur domaine, reconnus au-delà des frontières de la belle province. Aujourd’hui, qui avons-nous ? Vers qui les jeunes et les moins jeunes peuvent-ils se tourner pour prendre l’exemple, et rêver ? Bien sûr, il y a Céline Dion, qui est plus souvent qu’autrement à Las Vegas. Il y a aussi les vedettes que l’on fabrique de toute pièce et que l’on met à l’avant-scène de la musique québécoise sans même se demander s’ils ont vraiment tous le talent pour y parvenir. Star Académie, cette machine à créer des vedettes, laisse cependant perplexe quant à la création d’idoles de la musique.
L’appel ou une guerre d’argent
Tout jugement d’une Cour de première instance scelle le débat opposant les parties. C’est indéniable qu’il y a un gagnant et un perdant. Toutefois, en cas d’insatisfaction, il est possible de porter une décision en appel devant la Cour d’appel du Québec. Cet appel implique des coûts importants car tous les témoignages rendus devant le juge de première instance doivent être retranscrits. De plus, tous les motifs d’appel doivent être longuement exposés par écrit. Parfois épuisé financièrement, le gagnant qui fait face à un appel se voit contraint de négocier avec l’autre partie simplement pour éviter les coûts et les délais d’appel (environ 2 ans).
Réseau de receleurs démantelé : une concertation policière accrue
La Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent en collaboration avec la Sûreté du Québec a procédé, le 11 mai dernier, au démantèlement d’un réseau de voleurs de roulottes. On se souvient que plusieurs roulottes et remorques avaient été volées un peu partout à travers la Montérégie pour une somme totale de plus de 1,5 million $. Neuf individus ont comparu en justice vendredi dernier sous des chefs d’accusation de vol, recel, possession d’armes à feu et complot. Lors d’une conférence de presse donnée au centre communautaire de McMasterville, les deux corps policiers ont exposé l’opération Burette, une enquête qui avait débuté tout juste avant la création de la nouvelle Régie de police inter-municipale.
Code vestimentaire et justice
Les avocats et les juges du Québec sont régis par des règles strictes quant à leur tenue vestimentaire lors d’un procès. Les juges portent une toge noire et rouge avec un rabat blanc. Pour s’adresser au tribunal, les avocats doivent revêtir la toge noire avec un rabat blanc à l’encolure. Ces robes de cour ont pour fonction de créer une distance psychologique entre les parties à une instance, les avocats et le juge du procès. Le noir des toges tend à créer un climat d’austérité et de sérieux. L’ampleur des manches de la toge rend l’avocat plus imposant, peu importe sa taille. Certains critiquent ces tenues, vestiges de nos liens passés avec l’Angleterre, d’autres, comme moi, sont d’opinion que cette mise en scène situe bien les rôles de chacun et tend à créer un climat propice à l’émergence de la vérité.
Une jeune fugueuse possiblement reliée à des gangs de rue
Une jeune Chamblyenne, Marie-Anne Thomas Ménard, a disparu le 7 mai dernier. La jeune fille de 13 ans s’est enfuie du Centre jeunesse de Montérégie de Chambly. Selon les informations recueillis de la Régie de police, la jeune fille pourrait se trouver dans la région de Montréal et être possiblement reliée à un réseau de gangs de rue. Elle mesure environ 1,63 mètres, pèse 50 kilos, a les cheveux et les yeux bruns, un teint pâle et une cicatrice sous l’œil droit. Soulignons que les gangs de rue de la région métropolitaine représentent actuellement un problème social pour les policiers. Il n’est pas rare de voir ces groupes recruter des jeunes de tous les âges afin de les intégrer au cœur d’un réseau d’activités illégales.