Pour son parti, la Coalition Avenir Québec (CAQ), 2017 fut une année de consolidation des acquis, selon monsieur Roberge. L’acquisition de l’ex-procureure de la commission Charbonneau, Sonia LeBel, à titre de chef de cabinet adjointe du chef de la CAQ, François Legault, a été un moment fort. La victoire à l’élection partielle d’octobre de Geneviève Guilbault dans ce qui était qualifié de « Château-Fort libéral », la circonscription de Louis-Hébert, a concrétisé la tendance observée par les sondeurs en 2017. Le CAQ a terminé l’année en première place dans les intentions de vote des Québécois. Le travail accompli depuis la création du parti, il y a onze ans, pourrait-il se solder par une victoire aux élections de l’an prochain? Jean-François Roberge se montre prudent, mais est encouragé par les indices. Il rappelle que le Parti Québécois (PQ) avait réussi un exploit semblable en 1976 en prenant le pouvoir après seulement huit ans d’existence.
Questionné sur le bilan de l’Assemblée Nationale, le député de Chambly ne peut que se réjouir de la mesure annoncée par le gouvernement qui donnera 100 $ aux parents avant la rentrée scolaire de l’an prochain. Cette mesure, ainsi que la baisse d’impôt, accordée aux familles plus tôt cette année, sont en accord avec des positions que la CAQ défend depuis longtemps. Plusieurs critiques ont qualifié ces mesures de copie du programme électoral de la CAQ dans le but de s’attirer les faveurs de la population en cette année pré-électorale. Le député de Chambly ne se laisse pas emporter dans le débat. Il affirme que ces idées ne sont qu’une infime partie de ce qui est prévu au programme de son parti qui conserve donc, selon-lui encore, plusieurs cordes à son arc. Jean-François Roberge souligne aussi que ce qui est bon pour les Québécois ne le devient pas moins parce qu’un autre parti le réalise. Monsieur Roberge en profite pour souligner que les membres de l’assemblée travaillent ensemble sur des enjeux communs à toute la société québécoise et ne font pas de partisanerie. Selon ses chiffres, entre 60 à 80 % des projets de loi seraient votés à l’unanimité.
Un autre dossier dont on entend moins parler, mais que le député de Chambly a en tête depuis plus de vingt ans dit-il, bien avant sa venue en politique, est l’abolition des disparités de traitement communément appelées « clauses orphelines » dans les régimes de fonds de pension et les plans d’assurances. Avec Marc Picard, porte-parole de la CAQ en matière de travail, ils ont obtenu un engagement ferme du gouvernement à ce qu’un projet de loi soit déposé en février 2018.
Dans Chambly
En 2018, en plus de talonner les instances impliquées dans le développement du Réseau électrique métropolitain (REM) et son prolongement, Jean-François Roberge mettra l’accent sur le dossier de l’élargissement de la route 112. Il a récemment réussi à obtenir une rencontre avec le nouveau ministre des Transports, André Fortin, qui s’est dit ouvert au projet.
Le dossier de l’assainissement de la rivière Richelieu lui tient beaucoup à cœur. Il veut continuer de sensibiliser la population à cet enjeu environnemental majeur avec l’aide d’une coalition formée des maires des villes longeant la rivière.