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lundi, 19 avril 2010 20:00

Mon adolescent consomme de la drogue

Tout d’abord, on peut reconnaître des signes d’usage comme les yeux rouges et vitreux, absences scolaires, faible augmentation et perte d’appétit, sommeil irrégulier, fréquentations d’amis différents et influençables, humeur agressive, arrogance, mensonge, vol d’argent, dépression ou possession d’objets liés aux drogues.

Vous pouvez prévenir l’utilisation des drogues soit en l’aidant à faire des choix éclairés dans sa vie, en lui transmettant des valeurs solides sans pour autant être trop restrictifs et punitifs (vous augmenterez sa frustration et son intolérance). L’estime de soi est un facteur préventif donc augmentez son image de lui-même en axant sur ses forces et ses aptitudes, lui apprendre à dire “non” et à s’affirmer à l’intérieur d’un groupe, montrez-lui à se projeter dans l’avenir, soyez un bon modèle à ses yeux et imposez vos règles face à la drogue. Expliquez clairement les conséquences de la drogue et usez de fermeté, il ne faut pas tout accepter même si l’on aime son enfant. Ne vous culpabilisez pas, vous n’êtes pas nécessairement un mauvais parent parce que votre jeune consomme.
Bien sûr, il faut parler des dangers qu’englobe la période de l’adolescence. Pour un parent, il est difficile d’accepter ce passage, mais la discussion demeure le meilleur moyen de contrer les conséquences graves. Il est conseillé de lui prêter main-forte et de veiller à sa santé physique et morale. Ne paniquez pas, votre enfant n’est peut-être pas toxicomane s’il fume de temps en temps; tout comme un verre de vin ne fait pas de vous un alcoolique. Il faut comprendre les raisons de la consommation. Au lieu de l’accuser ou le critiquer, prêter une oreille à ce qu’il a envie de vous dire.
Si votre adolescent est aux prises avec de graves problèmes de consommation, il vaut mieux chercher conseil et appui auprès des organismes d’aide. Si vous n’avez peu ou pas de discussion avec votre jeune, on peut lui recommander un adulte de confiance avec qui il pourra se confier. La mobilisation autour du jeune ne fera qu’augmenter ses chances de s’en sortir. Effectivement, il ne faut pas rompre le dialogue et on peut l’inciter à aller dans un centre de désintoxication. Si votre enfant est complètement isolé et inatteignable, soyez patient et courageux, tournez-vous vers l’aide psychologique pour diminuer la souffrance d’une part et d’autre.