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vendredi, 16 décembre 2011 09:57

Joannie Bélanger: étudier, planifier, foncer…et être mentorée

Qui a dit que les entrepreneurs étaient tous des illuminés qui foncent tête baissée dans des projets qui les passionnent? S’il est vrai que certains traits de la personnalité exprimant fougue et entêtement se veulent des outils incontestables quand vient le temps de se lancer en affaires, une vision planifiée et organisée peut s’avérer être un atout important. C’est le cas de Joannie Bélanger de Coiffure Losibel de Marieville. Cette femme d’affaires possède l’énergie et la détermination qu’il faut pour réaliser ses projets et elle sait parfaitement où elle se dirige. Elle suit son plan telle une architecte. Portrait d’une jeune femme déterminée qui a su étudier, planifier et foncer.

Des idées, Joannie Bélanger, 25 ans, en a plein la tête. Son but : faire de son entreprise un salon-ressource où la clientèle pourrait recevoir des conseils appropriés sur la santé de leurs cheveux et de leurs cuirs chevelus en utilisant des produits écologiques. « Je veux offrir plus que de la coiffure. J’aimerais que la clientèle du salon se sente prise en charge, qu’elle sache que des professionnelles ont à cœur d’offrir un suivi et des solutions dans le domaine capillaire » explique-t-elle. Il est vrai que de nombreuses personnes doivent composer avec des ennuis de perte de cheveux, de cuir chevelu gras ou de démangeaisons. Coiffure Losibel veut devenir la référence en matière de santé du cheveu dans la région. Pour y parvenir, Joannie Bélanger se fixe des objectifs clairs, concrets, détaillés et planifiés.

Toujours un pas d’avance

Il faut dire que la personnalité de la jeune femme respire la détermination. Cette Sherbrookoise d’origine pratique la coiffure depuis maintenant sept ans. Bien que le côté technique de son métier la passionne, elle sait depuis toujours qu’elle possède le leadership et la vision pour aller encore plus loin dans son domaine. C’est la raison pour laquelle elle n’a pas hésité, récemment, à suivre un cours professionnel de six mois en lancement d’entreprise. Une fois son diplôme en main, l’énergique jeune femme détermine, à l’aide de son étude de marché, que c’est à Marieville où les besoins sont les plus criants dans son domaine. La municipalité étant en plein développement résidentiel et commercial, le segment de la coiffure offre de bonnes opportunités. Une fois cette décision prise, Joannie élabore son plan de match pour les cinq prochaines années et s’applique à prendre des décisions et à faire des gestes concrets pour la mener vers son rêve.

Pour Joannie, la planification est très importante. Elle est un gage de succès et de réussite. « Paris ne s’est pas construite en un jour. Regardez-moi bien aller. Je compte réussir une étape à la fois. J’ai trop vu de rêveurs planifier au jour le jour pour finalement échouer » lance-t-elle d’un ton qui respire l’assurance et de l’assurance, elle en a! Ses actions traduisent l’aisance dont font preuve les bâtisseurs.

Une fois la bâtisse achetée, il faut maintenant aller chercher les permis, planifier de manière réaliste et s’entourer des bonnes personnes. C’est alors qu’elle approche elle-même le CLD au Coeur de la Montérégie afin de profiter du service de mentorat qui y est offert. « Un de mes clients œuvrait à titre de mentor et il m’avait fortement conseillé d’ajouter cette corde à mon arc », explique-t-elle. Ne faisant ni un ni deux, Joannie a maintenant la chance d’être accompagnée d’un mentor expérimenté qui la suit dans ses démarches.

Le mentorat, ou savoir s’entourer

C’est auprès de Jean Paquette, directeur du crédit de la compagnie Ivaco de Marieville, aujourd’hui retraité, que la jeune femme trouve une oreille et de judicieux conseils pour ses projets. « Il est très expérimenté et possède des compétences que je n’ai pas. Il m’aide énormément » fait-elle valoir. De son côté, Jean Paquette explique qu’on ne peut posséder tous les talents : « L’important c’est d’être compétent dans son propre domaine et je peux vous assurer qu’elle l’est. Elle cherche toujours à s’améliorer. Elle pose des gestes concrets pour aller de l’avant. C’est très stimulant pour un mentor ». Même si le mentor et la mentorée ne se rencontrent que depuis 6 mois, les deux comptent poursuivre leur association encore longtemps.

Ce que cette collaboration leur apporte de part et d’autre va au-delà de l’analyse des états financiers. D’un côté, l’entrepreneure peut se sentir appuyée dans ses démarches en ayant la chance d’avoir une oreille expérimentée qui sait voir venir les pièges et les excès de confiance. De l’autre, le mentor peut participer activement à un projet enivrant et sentir qu’il fait la différence dans une visée d’affaires. « Les bons coups et les réussites du promoteur se veulent notre véritable salaire. Pour un mentor, de voir une personne que l’on a conseillée durant un moment prendre son envol, c’est le plus beau des cadeaux » explique Jean Paquette.

Il y a fort à parier que Jean Paquette retirera de cette relation tout le « salaire » qu’il convoite. Joannie Bélanger risque de lui en mettre plein la vue au cours des prochaines années, car la mentorée sait bien étudier, planifier et foncer!

Guylaine Lebel, inspiremag.ca