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mardi, 21 avril 2009 20:00

Éviter un autre David Fortin

Alors que l’année scolaire amorce sa dernière portion du calendrier, la Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent se dit prête à intervenir pour contrer toute violence et intimidation dans les établissements scolaires de la région. Les policiers souhaitent que leur présence près ou dans les écoles soit vue comme un signe que ce sont des lieux ou les droits doivent être respectés. Ils préviennent qu’ils peuvent intervenir dans toute situation de violence qui dégénère à l’école, en allant de la rencontre formelle aux dépôts d’accusations criminelles, si nécessaire, en passant par une détention et une comparution. Ces conditions peuvent aussi exclure l’agresseur de l’école fréquentée par la victime. Le corps policier base son approche sur une étroite collaboration avec la direction des établissements « Nous avons des conférences visant à faire comprendre aux jeunes de 11 ans et plus l’importance de dénoncer les crimes dont ils sont victimes et à faire comprendre aux agresseurs potentiels les conséquences de leurs actes. De plus, en collaboration avec les directions d’écoles, nous intervenons parfois avec eux auprès de certains agresseurs et victimes pour des séances de conciliation », mentionnait cette semaine le sergent Pierre Tremblay, de la Régie intermunicipale.

Les policiers encouragent les parents à demeurer alertes aux changements de comportements de leur enfant, en prévoyant des moments propices à la discussion, sans toutefois forcer la communication. « On veut que les parents soient très attentifs. Si le jeune ne veut plus aller à l’école ou qu’il a mal au ventre tous les matins, c’est peut être le stress d’affronter certaines personnes durant sa journée », a renchéri Pierre Tremblay hier. Celui-ci ajoute que la dénonciation est un moyen sûr et efficace. « En 20 ans de carrière, je n’ai jamais vu un jeune venu porter plainte se faire ré-agresser par la suite. Parfois les agresseurs iront vers d’autres, malheureusement, mais ils prendront très au sérieux la démarche du jeune qui porte plainte. » Plus de deux mois après la disparition du jeune David Fortin à Alma, une vaste pétition circule pour dénoncer l’intimidation et la violence à l’école. Elle sera remise à la ministre de l’Éducation en mai. « On a tellement tout mis en place pour que ce genre de situation n’arrive pas. On va continuer à le faire », conclut Pierre Tremblay.