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  • samedi, 03 janvier 2026 14:12 | Publié dans la rubrique Manchettes locales

    Incendie mortel à Marieville

    Incendie mortel à Marieville

    Dans la nuit du 2 janvier, les services d’urgences ont été dépêchés au 667 rue Sainte-Marie à Marieville pour un incendie dans un immeuble multi logements.

     

    À l’arrivée des pompiers, ils ont constaté que le feu était généralisé et une tactique défensive a été adoptée en raison de l’intensité de l’incendie et du froid important.

     

    Les autorités confirment que l’incendie a malheureusement fait deux victimes. Une troisième locataire et a été prise en charge par les services ambulanciers, mais on ne craint pas pour sa vie.

     

    « Les conditions climatiques très rigoureuses et l’intensité de l’incendie à notre arrivée ont rendu l’intervention particulièrement complexe. Le soutien de ressources provenant d’autres casernes de la région a été essentiel pour maîtriser le sinistre. Je remercie sincèrement les équipes des casernes 50 et 54 de Marieville et Sainte-Angèle-de-Monnoir, ainsi que celles de Richelieu, Saint-Mathias, Rougement et Saint-Césaire, sans oublier l’ensemble des intervenants d’urgence, pour leur collaboration et leur professionnalisme. » Le directeur du Service de sécurité incendie, M. Éric Savard.

     

     

    La Sûreté du Québec est responsable de l’enquête.

     

    Texte de Mathieu Tye

Le maire de Chambly Denis Lavoie démissionne

vendredi, 05 avril 2019 11:40

 

Le maire de Chambly, Denis Lavoie, démissionne de son poste. Celui qui est à la tête de la Municipalité depuis 2005 évoque d’importants problèmes de santé relatifs à ses traitements contre le cancer de la gorge qu’il a eu en 2009.

 

Cette démission arrive alors que le maire et certains membres de son administration sont au cœur d’une importante crise municipale. Une lettre annonçant sa décision a été déposée aujourd’hui au service du greffe de la Ville.  



Invalide

 

« J’ai tout fait pour reporter cette décision, avec pour conséquence, une aggravation importante de mon état. Je n’ai donc plus le choix », pouvait-on lire dans sa lettre de démission, qui prendra effet lors du prochain conseil de Ville.

 

Il assure que la perquisition de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) et la mise sous tutelle de la Ville par la Commission municipale du Québec ne sont pas liées à sa décision. « Ça fait depuis novembre que je veux démissionner en raison de ma santé, mais avec tout ce qui se passait, je me disais toujours que ce n’était pas le bon moment. Je comprends aujourd’hui que ce n’est jamais le bon moment», a-t-il expliqué en entrevue au Chamblymatin.com

 

Quant aux récents événements, il se dit serein. « Je sais que je vais être blanchi de tout et qu’ils n’ont rien à me reprocher», a-t-il indiqué. « Depuis 2005, je travaille à l’assainissement des finances municipales et à de grands projets. J’ai atteint plusieurs objectifs. Je suis fier de ce que j’ai accompli», a-t-il ajouté.

 

Dans le tumulte

 

C’est à partir de l’automne dernier que plusieurs évènements se sont enchaînés et auraient éprouvé l’opinion publique à l’égard de son administration.

 

Le mandat de M. Lavoie a d'abord été entaché par l’envoi de plusieurs mises en demeure, au nom de la Ville, concernant des propos qu’il jugeait diffamatoires sur les réseaux sociaux. Une mobilisation citoyenne et une certaine attention médiatique ont été le point de départ de la vague d’indignation qui a suivi.

 

Le 22 novembre 2018, la maison Boileau a été rasée sans préavis par la Municipalité, soulevant un mécontentement général. L’absence de rapports d’experts récents sur l’état de la maison ancestrale et l’oubli, par la Ville, de faire préalablement débrancher la maison du réseau d’Hydro-Québec avaient soulevé plusieurs questionnements sur la légitimité d’une telle décision.

 

Le même soir, l’émission Enquête de Radio-Canada diffusait un reportage coup de poing selon lequel le maire abusait de son autorité et qu’il instaurait un climat de travail difficile pour les employés. Il était aussi question d’une possible relation amoureuse avec la directrice générale adjointe et directrice des ressources humaines à la Ville de Chambly, Annie Nepton. Une apparence de conflit d’intérêts avait notamment été soulevée due à la nature de cette supposée relation, jamais démentie par le maire Denis Lavoie.

 

Le 27 février 2019 a aussi été une autre journée bien remplie à la Municipalité de Chambly alors qu’en matinée, l’UPAC a investi la mairie, le centre administratif et le garage municipal de Chambly pour une perquisition.

 

Le même jour, la ministre des Affaires municipales, Andrée Laforest, avait annoncé l'adoption du décret concernant l'assujettissement de la Ville de Chambly au contrôle de la Commission municipale du Québec (CMQ). La Municipalité est depuis sous tutelle jusqu’à ce que l’UPAC et la CMQ aient fait la lumière sur les dysfonctionnements et les agissements dénoncés.

 

La démission du maire Denis Lavoie survient aussi alors que les tuteurs de la CMQ tentent de comprendre la nature des dépenses personnelles accumulées sur des cartes de crédit municipales. Près de 30 000$ auraient été dépensés depuis 2016 par ce dernier, l’ancien directeur général Michel Larose, ainsi que l’ancienne directrice des ressources humaines Annie Nepton.

 

Félix Lebel